Des structures différentes
Différentes structures
Les ETF pouvant présenter différentes structures, il est important que vous compreniez leurs variations avant d’investir, de sorte à trouver le fonds correspondant à vos objectifs personnels d’investissement.
Il existe deux principaux types d’ETF : à réplication physique ou synthétique.
ETF à réplication physique
Les ETF de ce type achètent généralement l’ensemble des valeurs de l’indice sous-jacent qu’ils détiennent ainsi comme actifs du fonds. Dans certains cas, si l’achat de l’ensemble des valeurs de l’indice n’est pas jugé rentable (si un indice est peu liquide par exemple), un processus dit « d’optimisation » est utilisé, qui consiste à acquérir une part des valeurs de l'indice et à les utiliser pour reproduire ses performances. Par exemple, pour le MSCI World, l'ETF iShares détient environ 700 titres alors que l'indice en comporte plus de 1800.
ETF à réplication synthétique
Les ETF de ce type recourent aux swaps de rendement total sur indice pour reproduire les performances d'un indice.
Un swap est un contrat conclu entre deux parties, en vertu duquel l’une effectue des paiements en fonction d’un taux établi, fixe ou variable, tandis que l’autre les réalise en fonction du rendement d’un actif sous-jacent, incluant les revenus générés et les plus-values. Cela signifie en substance qu’en achetant un ETF à réplication synthétique, vous achetez la performance de l’indice et non pas les titres physiques qu’il rassemble.
Ces ETF peuvent dans certains cas constituer un investissement à la fiscalité plus avantageuse. Ils peuvent aussi permettre de s’exposer aux marchés auxquels il n'est pas possible d'accéder par le biais de fonds gérés par réplication physique, comme les matières premières. Cela dit, les fonds à réplication synthétique sont généralement jugés un peu plus risqués que les fonds à réplication physique. ils peuvent acheter des dérivés, prêter des titres et conclure des accords de swap pour le fonds. Le risque de contrepartie est le risque que la partie avec laquelle un contrat a été conclu ne tienne pas ses engagements.
Cela dit, dans le cas des ETF à réplication synthétique respectant la réglementation UCITS, l’exposition de la contrepartie au swap ne peut dépasser 10 % de la valeur liquidative du fonds. La directive UCITS est une directive de l’Union européenne établissant un régime réglementaire commun pour les organismes de placement collectif en valeurs mobilières. Il s’agit d’un ensemble de procédures réglementaires permettant aux fonds conformes d’être commercialisés dans l’Union européenne.
Autres produits cotés
Il existe d’autres produits cotés comme les Exchange Traded Notes (ETN) : il s’agit de titres de créance et non pas de fonds, qui partagent néanmoins plusieurs caractéristiques, dans la mesure où les deux structures sont généralement liées au rendement d’un indice de référence et se négocient en Bourse. Parmi les types spécifiques d’ETN figurent les Exchange Traded Certificates et les Exchange Traded Commodities. Ces derniers sont liés aux matières premières physiques ou aux indices de matières premières. Certains ETN sont sécurisés par des actifs physiques, tandis que d’autres bénéficient de la garantie de l’émetteur ou d’un garant.
Les ETN étant des notes, les investisseurs sont directement exposés à un risque de contrepartie vis-à-vis de l’émetteur de la note ou de tout tiers garantissant les performances de la valeur. La structure des ETN assouplit l’émission de produits (c.-à-d. sur des matières premières et valeurs individuelles).
Les ETF à réplication synthétique sont des fonds communs de placement, et à ce titre, ils ne véhiculent aucun risque relatif aux émetteurs. Ils sont néanmoins exposés au risque de contrepartie car